Questions fréquentes

Comprendre la vision 3D

Comment voit-on en 3D ?

La vision binoculaire permet à nos yeux de percevoir la réalité sous des angles légèrement différents, grâce à l'écart moyen d'environ 6,5 cm entre nos deux pupilles. Le cerveau fusionne les deux images perçues pour créer une sensation de profondeur. Lorsqu'un dispositif technique contraint chaque œil à voir séparément les deux images d'un couple stéréoscopique, la fusion binoculaire opère de la même façon et produit une sensation de relief.

Dans une salle de cinéma 3D, des lunettes filtrent l'image destinée à chaque œil, soit par polarisation, soit par obturation alternée synchronisée avec le projecteur. Les casques de réalité virtuelle placent deux petits écrans devant les yeux et affichent une image différente sur chacun. Avec les écrans Alioscopy, c'est l'écran qui porte les « lunettes » à la place du spectateur. Un réseau de microlentilles disposé à sa surface réfracte une image différente vers chaque œil. Le cerveau effectue là encore la fusion binoculaire et produit une sensation de relief parfaitement naturelle.

Comment fonctionne un écran Alioscopy ?

Les écrans Alioscopy sont dits « lenticulaires » car un réseau de microlentilles cylindriques d'une précision extrême est laminé sur leur surface. La lumière émise par chaque sous-pixel est réfractée dans des directions différentes par les lentilles, de sorte que chaque œil perçoit une image différente. La qualité de la séparation des points de vue tient à la précision des composants optiques, qui sont usinés par Alioscopy au centième de micron sur des machines de sa conception.

Une image Alioscopy multiplexe N points de vue stéréoscopiques successifs. Chacune de ses composantes RVB provient d'un point de vue différent.

Quels sont les avantages par rapport à la 3D à lunettes ?

Les écrans Alioscopy libèrent avant tout le spectateur des contraintes et de l'inconfort des casques et des lunettes : poids, tensions cervicales, transpiration, perte de luminosité, altération des couleurs, problèmes d'hygiène, gêne pour les porteurs de verres correcteurs, rechargement, etc.

Mais les avantages vont plus loin. En mode multiscopique, sans tracking, la parallaxe est perçue immédiatement et naturellement par un simple mouvement de la tête. Comme devant un objet réel, il suffit de se décaler légèrement pour découvrir des perspectives subtilement différentes de la scène. Lorsque le tracking est actif, la parallaxe peut être calculée en temps réel pour maintenir la cohérence spatiale du contenu.

Pourquoi faut-il plusieurs points de vue et pas seulement 2 comme au cinéma ?

Au cinéma, le spectateur est installé dans un fauteuil, il reste immobile et ses lunettes 3D filtrent les images destinées à chacun de ses yeux. Mais pour que plusieurs spectateurs puissent voir simultanément en 3D de manière passive sans porter de lunettes spéciales, des couples stéréoscopiques doivent se former à intervalles réguliers dans le champ de vision de l'écran. Cela ne peut pas être obtenu en affichant seulement deux images, qui alterneraient tous les 6,5 cm. Le spectateur verrait l'effet 3D tantôt correctement, tantôt inversé selon sa position. Pour éviter ces positions pseudoscopiques où le relief est inversé, il faut distribuer davantage d'images dans l'espace situé devant l'écran, formant des couples stéréoscopiques successifs. Ce contenu multi-points de vue est appelé « multiscopique ». L'art d'Alioscopy est de concevoir des écrans multiscopiques offrant le meilleur compromis possible entre le nombre de points de vue et la résolution perçue.

En mode Portail avec tracking, en revanche, deux points de vue suffisent car le système adapte dynamiquement le contenu à la position exacte des yeux du spectateur.

Technologie

Qu'est-ce que le Portail ?

Les écrans 8K d'Alioscopy équipés d'un tracking sont appelés Portail, car le spectateur dont les yeux sont trackés peut plonger dans un monde tridimensionnel à l'échelle du monde réel, sans limite de profondeur, quand le contenu est conçu à cet effet. On ne regarde plus un écran, on regarde à travers.

L'ambassadeur de cette gamme 8K exceptionnelle est le modèle 65", dont la largeur de 1,40 m fait oublier les bords de l'écran. À résolution égale mais moitié moins large, le modèle 31,5" offre une finesse d'image exceptionnelle. Grâce à un tracking de pointe, le spectateur du Portail vit une expérience immersive extraordinaire qui pulvérise les limites conventionnelles de l'autostéréoscopie. Dans une application de visioconférence par exemple, le Portail 65" permet de voir son interlocuteur à l'échelle 1:1, comme s'il était physiquement assis de l'autre côté de la table. Le contenu peut aussi jaillir à portée de main.

Le Portail est une technologie de rupture, en ce qu'il permet de simuler les univers virtuels à l'échelle du monde réel. L'expérience visuelle inédite qu'il procure a été baptisée « ExoRéalité ».

À quoi sert le tracking ?

Sans tracking, un écran autostéréoscopique nécessite des contenus multiscopiques, qui se réfractent sous des angles légèrement différents à travers les lentilles. Ces points de vue forment des cônes d'observation appelés « lobes », qui se répètent sur toute la largeur du champ de vision. Au sein de chaque lobe, les points de vue se succèdent de telle sorte que le spectateur, quelle que soit sa position, perçoive un couple stéréoscopique cohérent et ressente le volume affiché. Si des images stéréoscopiques ordinaires étaient affichées sans tracking dans ces conditions, la liberté de positionnement du spectateur serait quasi nulle. Il lui faudrait trouver la position idéale et ne plus en bouger.

Le tracking élimine cette contrainte. Il adapte le contenu dynamiquement selon les coordonnées pupillaires, mises à jour en temps réel par la caméra. Chaque œil reçoit ainsi l'image qui lui est destinée sur toute la surface de l'écran, où que se trouve le spectateur.

Quelle est la différence entre le mode multiscopique et le mode Portail ?

En mode multiscopique, l'espace situé devant l'écran est divisé en zones appelées « lobes » (sweet spots en anglais), dont la largeur dépend des caractéristiques de l'écran. Les lobes se répètent périodiquement sur un angle d'environ 100 degrés. Tous les points de vue se succèdent au sein d'un lobe avec une parallaxe naturelle et continue. Cela permet à chaque spectateur de voir en 3D quelle que soit sa position. Seule la transition entre deux lobes est à éviter. En pratique, ces zones de transition sont étroites et les spectateurs trouvent naturellement une position confortable.

En mode Portail, un système de tracking détecte précisément les coordonnées des pupilles du spectateur et adapte dynamiquement l'affichage du couple stéréoscopique à la position de ses yeux. Alioscopy implémente sa solution de tracking sur des écrans multiscopiques, ce qui permet de basculer de manière fluide entre les deux modes. Surtout, le tracking élimine quasiment toute diaphonie, rendant la profondeur illimitée. Voir la rubrique relative à l'ExoRéalité pour comprendre comment cette avancée fonctionne. Une solution de tracking bi-spectateur (4 pupilles) est en préparation.

Qu'est-ce que le « pouvoir séparateur » d'un écran 3D ?

Il s'agit de la capacité d'un écran 3D à isoler parfaitement l'image vue par un œil de toute contamination par une autre image.

Lorsque la disparité est très importante, l'ennemi du relief est la diaphonie, mieux connue en anglais sous le nom de « crosstalk ». Il s'agit de la contamination d'un point de vue par le fantôme d'autres points de vue. Ses causes sont multiples et ne peuvent pas être toutes maîtrisées : structure physique de la dalle LCD, diffusion organique des différentes couches, dépoli, état de surface des lentilles. L'angle d'alignement des lentilles par rapport aux sous-pixels est également déterminant. Il suffit que le coin d'un sous-pixel déborde sous la lentille voisine pour que sa lumière contamine un autre point de vue.

La qualité des composants optiques est essentielle pour limiter ce phénomène. Alioscopy usine les siens au centième de micron, sur des machines conçues en interne, au moyen de burins diamant façonnés et affûtés dans ses propres ateliers. Les lentilles obtenues présentent un état de surface poli-glace, indispensable pour éviter la diffusion lumineuse. Cela n'est cependant pas toujours suffisant pour éliminer totalement la diaphonie, compte tenu des contraintes inhérentes aux dalles LCD elles-mêmes. Alioscopy a développé d'autres stratégies, notamment fondées sur le tracking, pour maximiser le pouvoir séparateur.

Qu'est-ce que l'ExoRéalité ?

L'ExoRéalité est l'expérience visuelle singulière offerte par le Portail lorsque les scènes volumiques sont affichées à l'échelle du monde réel, sans limite de profondeur. Son nom évoque l'illusion du réel au-delà de l'écran.

Plutôt que de combattre la diaphonie résiduelle sur ses écrans, Alioscopy a imaginé un moyen de la mettre à profit pour renforcer la qualité de l'image perçue par chaque œil, tout en supprimant le parasitage mutuel des vues gauche et droite. Grâce à son tracking très performant et à la mise en œuvre d'un composant optique multiscopique pour afficher des contenus stéréoscopiques, le pouvoir séparateur du Portail est quasi parfait. Grâce à un effet de collimation, les images peuvent être projetées loin derrière le plan de l'écran. La disparité perçue augmente en proportion et le volume affiché grandit en échelle comme en profondeur.

Le projet « ExoRéalité » d'Alioscopy est lauréat 2025 de l'appel à projets « Technologies innovantes des univers virtuels immersifs » lancé par le gouvernement français dans le cadre du programme France 2030.

Le monde des casques est celui de la réalité virtuelle. L'ExoRéalité est celui de la virtualité réelle.

Existe-t-il d'autres technologies d'affichage 3D autostéréoscopique ?

Plusieurs technologies permettent d'afficher des images autostéréoscopiques :

  • Barrière de parallaxe. Un réseau de fentes opaques placé devant l'écran bloque sélectivement la lumière pour diriger des images différentes vers chaque œil. C'est la technologie la plus simple et la moins coûteuse, mais elle réduit la luminosité de l'écran proportionnellement au nombre de points de vue.
  • Réseau lenticulaire. Des microlentilles cylindriques placées devant l'écran réfractent la lumière émise par chaque sous-pixel dans une direction différente. C'est la technologie mise en œuvre par Alioscopy. Elle restitue la pleine luminosité de l'écran sans aucune perte.
  • Tracking. Une ou plusieurs caméras mesurent les coordonnées des pupilles du spectateur en temps réel pour adapter dynamiquement le contenu à sa position. Cela permet d'afficher des images stéréoscopiques à 2 points de vue, comme au cinéma, au lieu d'images multiscopiques. Le tracking est indépendant de la technologie d'affichage sous-jacente.
  • Light-field. Ce terme recouvre toutes les technologies d'affichage qui émettent de la lumière dans des directions différentes. La réfraction lenticulaire en fait partie. Des réseaux de microlentilles peuvent également être positionnés au sein des couches constitutives d'une dalle LCD. Le terme s'applique aussi aux solutions DLP (Digital Light Processing), une technique de projection utilisant une puce contenant des miroirs oscillant à grande vitesse.
  • Imagerie intégrale et plénoptique. Un réseau de microlentilles sphériques capture et restitue un champ lumineux complet, offrant une parallaxe tant horizontale que verticale. C'est l'approche la plus proche d'un véritable champ lumineux tridimensionnel, mais elle exige une résolution d'affichage extrêmement élevée, car chaque microlentille nécessite un bloc de pixels dédié.
  • Holographie. Elle vise à reconstruire le front d'onde lumineux complet d'une scène 3D au moyen d'un modulateur spatial de lumière (SLM) à très haute résolution. Aujourd'hui, les HOE (Holographic Optical Elements) sont plus couramment utilisés : des composants optiques fabriqués par des techniques holographiques, dans lesquels un motif d'interférences enregistré dans un matériau photosensible diffracte la lumière pour produire l'effet optique souhaité.
  • Affichage volumétrique. Des systèmes qui créent des points lumineux dans un volume réel, par projection sur des écrans rotatifs, diffusion dans du brouillard ou excitation de particules dans l'air. Ce sont de véritables volumes 3D visibles sous tous les angles, mais limités en taille, en résolution et en luminosité.
Combien y a-t-il de lentilles sur un écran Alioscopy ?

Après avoir produit ses premiers écrans sur des tubes cathodiques Sony Trinitron dès la fin des années 80, Alioscopy a été la première à aligner ses réseaux de microlentilles selon un angle de 18,43 degrés (arc tangente de 1/3) sur les nouveaux écrans LCD, afin de restaurer la complémentarité des sous-pixels RVB sur trois lignes successives. Des lentilles verticales, telles qu'utilisées sur les tubes cathodiques, auraient grossi les colonnes de sous-pixels de même couleur et produit des dominantes colorées inacceptables. Dans ces conditions, lorsque le nombre de points de vue n'est pas un multiple de trois, chaque lentille commence sur chaque ligne par une couleur différente. Une double permutation circulaire s'établit alors entre lignes et colonnes, reproduisant une isotropie du contenu parfaitement conforme aux attentes physiologiques, malgré le sous-échantillonnage de l'image.

Alioscopy a longtemps privilégié un format d'image à 8 points de vue, qui offrait le meilleur compromis entre confort de vision et résolution perçue. Des écrans à 5 points de vue ont également été produits pour répondre à des besoins spécifiques dans le domaine médical, et des prototypes à d'autres configurations ont également été développés.

Le nombre de lentilles sur un écran dépend de sa résolution, de l'angle du réseau, du nombre de points de vue, de l'alternance éventuelle entre lignes paires et impaires, et plus généralement de l'algorithme de multiplexage des points de vue.

Un réseau lenticulaire est un système de décodage optique d'une image multiplexée qui entrelace N points de vue. Dans le cas particulier où N=8 et la résolution est Full HD (1920 pixels), il y a 720 lentilles sur l'écran. Ce nombre se calcule comme suit : il y a 3 sous-pixels RVB par pixel et 1920 pixels par ligne, soit 5 760 sous-pixels. Ce sont les points de couleur assignables à chaque point de vue. Avec 8 points de vue, on a donc 5 760/8 = 720 lentilles.

Les brevets Alioscopy qui ont mis en œuvre cette logique sont désormais tombés dans le domaine public. Alioscopy a déposé de nouveaux brevets applicables aux écrans de bien plus haute résolution. Ces écrans offrent une continuité de parallaxe identique à celle des photographies lenticulaires imprimées par Alioscopy, qui ont forgé la réputation de la société dans le monde des collectionneurs et des musées. Les écrans 8K permettent de multiplier le nombre de lentilles et d'afficher des contenus intégrant jusqu'à 66 points de vue.

La résolution perçue par chaque œil est-elle égale à la résolution de l'écran divisée par le nombre de points de vue ?

La résolution horizontale perçue par chaque œil est égale au nombre de lentilles sur l'écran, tandis que la résolution verticale perçue est celle de l'écran lui-même. À 18,43 degrés par exemple, il y a trois fois plus de lentilles que de pixels divisés par le nombre de points de vue. Ce n'est pas la résolution en pixels qui compte mais la résolution en sous-pixels.

Toutefois, la résolution monoculaire n'est pas un critère valable pour évaluer la résolution stéréoscopique perçue. La double permutation circulaire mise en œuvre par le mix Alioscopy garantit que chaque œil voit, sur chaque ligne et sous chaque lentille, une couleur différente appartenant à un point de vue différent. Cette complémentarité est décisive pour le cerveau, dont la physiologie est indissociable des choix de conception d'Alioscopy. Le cerveau ne perçoit pas des pixels (picture elements) mais des voxels (volume elements), qui combinent des couleurs complémentaires en chaque point. Cette richesse d'information est essentielle à la reconstruction d'une sensation d'image de haute qualité.

La rétine humaine contient environ 6 à 7 millions de cônes, responsables de la vision des couleurs. La fovéa ne contient que des cônes, au nombre d'environ 4 à 5 millions. Avec 6 millions de sous-pixels, soit 6 millions de points de couleur distincts, un écran Full HD contient donc plus de points de couleur que la fovéa ne compte de cônes. Néanmoins, si nous sommes physiologiquement aptes à distinguer visuellement qu'un écran 4K est plus fin qu'un écran Full HD, c'est grâce à la complémentarité stéréoscopique fournie par nos deux yeux. La stéréoscopie offre donc une qualité d'image perçue bien supérieure à ce que la résolution monoculaire seule laisserait supposer.

Pourquoi la qualité d'image perçue est-elle si bonne malgré le sous-échantillonnage ?

L'œil humain ne perçoit pas les trois couleurs primaires avec la même acuité. La sensibilité à la luminance se répartit comme suit : 59 % pour le vert, 30 % pour le rouge et 11 % pour le bleu. Les algorithmes de multiplexage brevetés d'Alioscopy exploitent cette propriété physiologique en appliquant une permutation circulaire des couleurs entre les points de vue. En conséquence, la résolution perçue en sous-pixels est très proche de celle que l'on percevrait en pixels carrés. Seuls des détails très fins (traits de moins de 3 pixels d'épaisseur) peuvent être légèrement affectés.

Pourquoi la sensation de relief est-elle plus faible sur les écrans vus de près ?

Un même contenu affiché sur un écran conçu pour une vision rapprochée paraît plus plat que sur un écran conçu pour une vision à distance.

La sensation de relief résulte à la fois de la disparité binoculaire (la différence entre les images perçues par chaque œil) et de la perception proprioceptive (la conscience qu'a le cerveau de la convergence des yeux). L'effort de vergence informe le cerveau sur la distance d'observation, et la disparité perçue à cette distance l'informe sur le volume des objets.

La disparité perçue est plus grande de près que de loin. C'est vrai dans le monde réel et tout aussi vrai pour un écran autostéréoscopique. Si un même contenu est regardé sur deux écrans de même taille avec des lentilles de même pas, l'un conçu pour une vision à 1,50 m et l'autre à 3 m, la sensation de volume sera deux fois plus forte sur ce dernier.

Deux solutions permettent de compenser cette différence. La première consiste à doubler la base stéréoscopique (l'espacement entre les points de vue) pour accroître la disparité entre les images elles-mêmes. Cela n'est possible que si le contenu ne présente pas déjà un volume très prononcé, car un écart trop important entre les points de vue favorise la perception de fantômes. La seconde consiste à modifier les propriétés optiques des lentilles pour que les yeux ne voient pas deux points de vue consécutifs (images 1 et 2 ou 5 et 6 par exemple) mais deux points de vue séparés par un troisième (images 1 et 3 ou 5 et 7 par exemple). Cela double la base stéréoscopique perçue sans augmenter la disparité entre les images.

Alioscopy propose une gamme d'écrans SW qui doublent la base stéréoscopique perçue pour un usage de proximité. Cela permet notamment aux créateurs de contenus d'évaluer l'effet 3D dans des conditions proches du déploiement final, même sur un écran Alioscopy qu'ils regardent de près.

Contenus

Comment créer des contenus pour les écrans Alioscopy ?

Les contenus peuvent être générés de plusieurs façons :

  • Par rendu 3D avec des moteurs graphiques temps réel tels qu'Unity ou Unreal Engine, qui permettent d'interagir dynamiquement avec le contenu.
  • Par capture multi-caméras ou à l'aide d'une caméra se déplaçant sur un rail ou par translation. Le cas particulier des plateaux tournants et des travellings permet d'afficher des images 2D successives en 3D sans aucune transformation, les images constituant naturellement des points de vue décalés latéralement.
  • Par conversion de contenus existants, qu'il s'agisse de conversion 2D vers 3D par intelligence artificielle ou de conversion de stéréoscopie en multiscopie.
  • Les technologies de 3DGS et 4DGS (Gaussian Splatting), qui ont considérablement progressé depuis 2023. Elles permettent de transformer des photographies ou des vidéos d'un objet ou d'une scène réels en un modèle 3D photoréaliste explorable en temps réel.

Le Portail avec tracking ne nécessite que du contenu à 2 points de vue. Les contenus stéréoscopiques classiques peuvent être utilisés directement, y compris les contenus créés pour les casques VR/AR.

Les contenus ont longtemps constitué un frein pour les technologies autostéréoscopiques, mais c'est bien moins le cas aujourd'hui grâce à l'émergence de ces nouveaux outils. Les solutions mono-spectateur avec tracking à 2 points de vue, qui exploitent directement les contenus stéréoscopiques existants, bénéficient pleinement de cette évolution.

Peut-on convertir des contenus 2D en 3D ?

L'intelligence artificielle fait des progrès considérables dans ce domaine. Plusieurs acteurs proposent désormais des solutions de conversion 2D vers 3D par IA, avec des résultats de plus en plus convaincants.

Alioscopy dispose également d'une solution propriétaire de conversion temps réel de stéréoscopie en multiscopie, réservée à ses partenaires sous licence.

Au-delà de la conversion, la capture 3D native se démocratise. Plusieurs appareils grand public peuvent désormais générer des images stéréoscopiques exploitables sur le Portail, comme les derniers modèles d'iPhone Apple (photos et vidéos spatiales), le téléphone Xreal Beam ou la caméra KanDao QooCam Ego, parmi d'autres.

Peut-on regarder des films stéréoscopiques sur un écran Alioscopy ?

Tous les contenus stéréoscopiques à 2 points de vue peuvent être affichés directement sur le Portail : films, contenus VR/AR, vidéos spatiales, etc. Le Portail fonctionne alors comme un cinéma personnel.

En revanche, les écrans multiscopiques Alioscopy ne peuvent pas lire de films stéréoscopiques sans une étape de conversion en temps réel. La solution de conversion développée par Alioscopy est cependant réservée à ses partenaires sous licence.

Les écrans Alioscopy peuvent-ils afficher des contenus 2D ?

Oui. Les contenus classiques sont affichés en 2D, exactement comme sur un moniteur conventionnel, ce qui permet d'alterner facilement entre contenus 2D et 3D selon les sources et les besoins. Toutefois, les lentilles Alioscopy ne sont pas commutables et une perte de netteté inhérente aux lentilles est inévitable. Les caractères fins et les traits minces peuvent être affectés.

Pour que les contenus 3D s'affichent correctement, un écran Alioscopy doit toujours être configuré à sa résolution native, sans agrandissement, avec un facteur d'échelle de 100 %. Dans ces conditions, les caractères fins du système d'exploitation perdent en netteté et peuvent rendre la lecture d'autant plus difficile que la résolution est élevée. Ces artefacts sont beaucoup moins perceptibles lors du visionnage d'un film 2D. Pour un confort de lecture optimal en 2D, il est recommandé d'utiliser un second écran conventionnel en complément.

Pour les applications professionnelles nécessitant l'affichage simultané de contenus 2D fins et de 3D, Alioscopy peut concevoir des écrans avec une zone lenticulaire partielle, réservant une partie de la dalle à un affichage 2D natif.

Produits et applications

Quels écrans Alioscopy sont disponibles ?

Alioscopy propose des écrans de 5.5" à 65", avec des résolutions allant du Full HD au 8K.

La gamme 8K la plus récente comprend deux modèles 31.5", disponibles en orientation portrait ou paysage, chacun en 400 ou 1 500 nits. Selon les contenus, ils peuvent accueillir des contenus multiscopiques à 11, 22, 33 ou 66 points de vue. En mode Portail, ils ne nécessitent que des contenus stéréoscopiques.

Le modèle 8K phare a une diagonale de 65", une luminosité de 1 500 nits avec un rétro-éclairage dynamique à micro-LED. Il peut afficher des contenus multiscopiques à 28 points de vue ou des contenus stéréoscopiques en mode Portail.

Alioscopy propose également des écrans Full HD (2K) de 4.3", 21.5", 24", 42", 47" et 55" ; des écrans 2.5K de 5.5" (le modèle 5.5" fonctionnant en orientation portrait et paysage), 8.9" et 10.1" ; des écrans 4K de 13.3", 15.6" et 24" ; un écran 5K de 27" ; ainsi que des formats sur mesure pour l'industrie automobile.

Alioscopy usine et assemble ses propres réseaux lenticulaires en France. La société maîtrise en interne l'ensemble des compétences nécessaires à la production d'écrans sur mesure. Le prototypage rapide est l'une des spécialités d'Alioscopy. Des écrans de toute taille et de toute résolution peuvent être fabriqués sur mesure pour répondre à des besoins spécifiques.

Qu'est-ce que l'Exobox ?

L'Exobox est un dispositif d'affichage 3D sans lunettes, pour lequel Alioscopy est lauréate du Concours Mondial d'Innovation. Elle combine un écran Alioscopy avec un jeu de miroirs pour créer des illusions tridimensionnelles d'apparence holographique, qui semblent flotter devant l'appareil. L'Exobox est particulièrement adaptée aux mises en scène en réalité augmentée. Elle donne vie aux répliques numériques des objets avec un réalisme tridimensionnel saisissant : bijoux, montres de luxe, objets de collection, œuvres d'art, maquettes réalisées en CAO, reconstructions médicales ou avatars numériques.

Initialement conçue pour la planification chirurgicale préopératoire, l'Exobox a été déclinée en version compacte pour la présentation d'objets de luxe ou de collection. Une version automobile a été présentée par Marelli pour projeter un assistant personnel tridimensionnel au-dessus du tableau de bord. La gamme comprend également une Exobox Objet, qui projette à l'extérieur de l'appareil le reflet tridimensionnel de l'objet réel dissimulé à l'intérieur.

Peut-on transformer n'importe quel écran LCD en écran Alioscopy ?

Non. Le réseau lenticulaire doit être spécifiquement conçu et fabriqué pour les caractéristiques précises de chaque dalle : pas des pixels, structure des sous-pixels, espacement, forme du masque noir, signal vidéo et électronique associée. Alioscopy fabrique des composants optiques sur mesure pour tous les écrans qu'elle transforme.

Quelle est la différence entre l'holographie et les écrans Alioscopy ?

L'holographie classique vise à reconstruire le front d'onde lumineux complet d'une scène, ce qui nécessite des modulateurs de lumière à très haute résolution, des sources cohérentes (lasers) et une puissance de calcul extraordinaire. Les contenus sont difficiles à produire et les conditions d'affichage très contraignantes.

Les écrans Alioscopy sont des écrans autostéréoscopiques lenticulaires. Ils réfractent les points de vue multiplexés dans chaque image affichée sous des angles légèrement différents. Ce faisant, les deux yeux voient des images distinctes et la fusion binoculaire opérée par le cerveau produit une sensation de relief parfaitement naturelle. Les contenus peuvent être créés avec des outils logiciels standards ou filmés avec des caméras stéréoscopiques ou multiscopiques. Les écrans se connectent de façon standard à un ordinateur et peuvent fonctionner dans n'importe quel environnement, sans conditions d'éclairage particulières. Contrairement à l'holographie, ils offrent une image lumineuse, contrastée et ils restituent des couleurs fidèles.

Quelle est la distance d'observation optimale ?

Elle varie selon le modèle et le mode d'utilisation. Alioscopy définit la distance d'observation optimale de chaque écran et conçoit son composant optique en conséquence. Sur un écran multiscopique, c'est la distance à laquelle une mire de N couleurs multiplexées montre une seule couleur à chaque œil sur toute la surface de l'écran, N étant le nombre de points de vue. Le tracking rend la notion de distance d'observation optimale caduque, le contenu s'adaptant en continu à la position du spectateur.

Lorsqu'un spectateur s'approche ou s'éloigne de la distance d'observation optimale en mode multiscopique, une recomposition entre points de vue se produit. Cela se manifeste sur une mire de couleurs par l'apparition de bandes colorées, de 2 à N. Lorsque N bandes apparaissent à l'écran, le spectateur a atteint la distance d'observation minimale ou maximale. Au-delà, sur une image 3D, la partie gauche de l'image se répéterait à droite, ou inversement.

Il est toujours préférable d'utiliser un écran multiscopique à sa distance d'observation optimale. C'est là que l'image 3D est la plus pure. Toutefois, il est possible de se tenir plus près ou plus loin sans dégrader l'expérience 3D.

Quelles sont les principales applications ?

Les écrans Alioscopy sont utilisés dans de nombreux domaines : vente de luxe et configurateurs de produits, imagerie médicale et chirurgie robotisée, muséographie et patrimoine culturel, éducation et formation immersives, communication d'entreprise, salons professionnels, affichage dynamique, défense et sécurité, téléopération et pilotage à distance, simulation, CAO et visualisation industrielle, divertissement et parcs à thème.

Informations pratiques

Les écrans sont-ils fabriqués en France ?

Oui. Alioscopy conçoit et fabrique ses écrans et ses réseaux lenticulaires à Paris, sur des machines de sa propre conception. Les écrans 2D d'origine sont généralement assemblés en Asie, mais la valeur ajoutée autostéréoscopique est produite en France. Les solutions Alioscopy bénéficient de l'origine préférentielle EEE (Espace Économique Européen).

Comment organiser une démonstration ?

Alioscopy dispose de showrooms à Paris et à Singapour où des démonstrations en conditions réelles sont organisées sur rendez-vous. Le contact peut être pris via la page Contact du site internet ou par e-mail à info@alioscopy.com pour planifier une visite.